Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), plus de 3 700 personnes ont perdu la vie et près de 5 100 ont été blessées à la suite des deux puissants tremblements de terre qui ont frappé le Myanmar. Par ailleurs, 114 personnes sont toujours portées disparues et des dizaines de milliers de personnes ont été déplacées, vivant désormais dans des abris temporaires et des tentes de fortune. Lors d’une visioconférence de presse tenue aujourd’hui à Genève, le Dr Thushara Fernando, représentante de l’OMS au Myanmar, a fait le point sur la situation.

Il a déclaré que les risques sanitaires pour les populations déplacées augmentent rapidement. Selon le Dr Fernando, les personnes vivant à proximité de sources d’eau stagnante, comme les étangs, courent un risque accru de contracter des maladies infectieuses. La mousson à venir devrait exacerber ces risques, entraînant des menaces accrues d’épidémies de dengue et de paludisme en raison de la contamination des ressources en eau et de la prolifération de moustiques vecteurs de maladies. Le Dr Fernando a souligné que malgré la mobilisation rapide des services de santé d’urgence, les besoins sur le terrain sont considérables.
Il a souligné que les équipes de l’OMS , aux côtés de partenaires locaux et internationaux, travaillent sans relâche pour fournir des services de santé essentiels, un approvisionnement en eau potable et un soutien à l’assainissement aux communautés touchées. Il a averti que la réponse humanitaire se trouve à un stade critique. Sans financement urgent et durable, le risque d’une crise sanitaire secondaire pourrait s’aggraver. Les besoins médicaux immédiats, les mesures préventives contre les épidémies et la continuité des services de santé pour les blessés et les personnes déplacées sont essentiels pour stabiliser la situation et prévenir de nouvelles pertes en vies humaines.
L’ OMS lance un appel de fonds de 8 millions de dollars pour poursuivre ses opérations au Myanmar . Selon le Dr Fernando, ces fonds serviront à maintenir les dispensaires d’urgence, à distribuer du matériel médical, à assurer la surveillance des maladies et à soutenir les initiatives d’éducation sanitaire afin de prévenir la propagation des maladies transmissibles. Il a réitéré la nécessité d’une aide internationale rapide pour répondre aux besoins sanitaires fondamentaux de dizaines de milliers de personnes touchées par la catastrophe. Outre les services de santé directs, l’OMS s’efforce également de rétablir l’accès à l’eau potable et d’améliorer les installations sanitaires afin de réduire le risque de maladies d’origine hydrique.
Des postes de santé temporaires ont été installés dans plusieurs sites de déplacés, et des équipes médicales mobiles sont déployées pour atteindre les zones reculées isolées par les tremblements de terre. L’étendue des dégâts est encore en cours d’évaluation, tandis que les opérations de sauvetage et de relèvement se poursuivent. Les organisations humanitaires ont indiqué que les dégâts aux infrastructures sont considérables, ce qui complique l’acheminement de l’aide et isole davantage les régions les plus durement touchées. – Par le bureau de presse de MENA Newswire.
